À propos de l’œuvre
Les chorals dits « de Leipzig » ne forment pas une méthode rangée du facile au difficile. Bach y reprend, corrige et rassemble dans les dernières années de sa vie des pages composées bien plus tôt. Le recueil compte dix-huit chorals, aujourd’hui numérotés BWV 651 à 668 : derrière l’unité de l’autographe, on entend donc plusieurs âges du compositeur et plusieurs manières de faire chanter un orgue.
Le fil conducteur reste la mélodie de choral. Elle peut se présenter en longues valeurs au pédalier, se glisser dans une voix intérieure ou devenir le moteur d’un trio très mobile. Avant de travailler les doigts, repérez-la et chantez-la : c’est elle qui donne la hiérarchie des plans sonores. Les autres voix ne sont pas du remplissage, mais un commentaire contrapuntique dont l’articulation doit rester lisible.
À l’orgue, choisissez les registrations en fonction de la place du cantus firmus et de l’acoustique, pas selon une recette unique pour les dix-huit pièces. Travaillez chaque voix séparément, puis deux par deux, avant de réunir mains et pédale. Ce détour paraît lent ; il évite surtout de passer une heure à perfectionner un brouillard très savant.
Matériel disponible
- un volume de 68 pages consacré aux chorals de Leipzig ;
- une notation complète pour orgue ;
- un PDF unique, sans MIDI séparé.
Le titre historique de la fiche s’arrête à BWV 665, tandis que le recueil de dix-huit chorals est habituellement identifié par la plage BWV 651–668.