À propos de l’œuvre
Une voix grave avance seule au début de la Fugue en mi bémol majeur K. 153/375f. Le sujet tient d’abord sur quelques notes répétées, puis une ligne de croches élargit le mouvement. La voix intermédiaire entre à son tour ; la voix supérieure rejoint le dialogue plus tard. Au piano, la voix intermédiaire passe d’une portée à l’autre : suivre les hampes aide souvent davantage que de penser « main droite » et « main gauche ».
Cette version porte une attribution essentielle : Mozart a laissé la fugue inachevée, et Simon Sechter l’a complétée. La gravure signale son intervention par la mention « Sechter » au milieu du morceau. Le parcours continue ensuite avec des altérations plus nombreuses, des retours du motif et de longues notes tenues contre des croches mobiles. Ces notes soutenues font partie du discours, même quand une autre voix attire l’oreille.
Pour travailler, jouez chaque voix seule en respectant ses silences, puis réunissez-les deux par deux. Dans les passages où les lignes changent de portée, choisissez les doigts pour conserver leur continuité. Une pédale trop généreuse mélange vite les entrées : commencez sans pédale et écoutez jusqu’au bout les notes liées. Le sujet doit rester reconnaissable lorsqu’il passe au milieu de la texture, sans transformer chaque entrée en accent.
À propos de cette édition
Document : Le PDF compte quatre pages sur deux portées pour piano et indique le complément de Simon Sechter. Le MIDI permet de suivre le mouvement des trois voix.
Cette gravure LilyPond de Maurizio Tomasi vient du projet Mutopia, qui la déclare dans le domaine public. La source indiquée est l’édition Breitkopf et Härtel de 1878–1887. Le PDF Mutopia conserve ces crédits ; un lien cliquable LesPartitions.info figure sur chaque page du fichier proposé ici.